Les femmes et les technologies au 20ème siècle

Un article très intéressant est paru il y a quelques jours sur le site mic.com, site d’actualité (en anglais). Il retrace les innovations ou découvertes qui ont été faites par des femmes au cours du 20ème siècle. Le monde du numérique et des nouvelles technologies est souvent perçu comme étant un monde d’homme et les « grands » noms (entreprises, produits, découvertes) sont souvent masculins. Il est donc intéressant de rappeler que des femmes, aussi, ont apporté beaucoup à la recherche et au développement des technologies, logiciels, codes que nous connaissons aujourd’hui !

Les femmes et la technologie

 

Allez lire cet article, vous en apprendrez des choses!

http://mic.com/articles/98382/17-rare-images-tell-the-real-story-of-women-in-tech


 

Aaron Swartz: l’enfant du net

Un documentaire consacré à Aaron Swartz, génie de l’informatique et activiste (aussi qualifié de hacker ou de criminel nous verrons pourquoi) est sorti récemment. Retraçant son incroyable parcours, il met également en lumière les défaillances du système judiciaire américain.

I- Des débuts très prometteurs

Aaron Swartz est né en 1986 à Chicago. Très tôt ; il s’intéresse à l’informatique et développe d’impressionnantes qualités dans ce domaine. A seulement 12 ans, il crée un projet équivalent à Wikipédia, encyclopédie contributive en ligne, des années avant la création de celui-ci. A 14 ans, il fait parti des créateurs des flux RSS (permettant la syndication de contenu). Deux ans plus tard, il fait partie de l’équipe qui crée les Creative Commons désormais utilisés par les millions de créateurs. Au même moment, il entre à Stanford, prestigieuse université américaine située au cœur de la Silicon Valley qu’il quittera finalement après quelques mois, ayant l’impression d’être dans un programme « de baby-sitting pour surdoué » ! Cela ne l’empêchera pas de s’investir dans de multiples, et très rentables, projets. Parmi eux, la création de Reddit.com, plateforme de discussion communautaire et de partage de liens, qui va rapidement prendre de l’ampleur et qui sera finalement racheté par Condé Nast, rendant Aaron millionnaire.

II- Ses convictions politiques prennent le pas

Mais alors qu’il aurait pu continuer à créer et lancer différents projets (les idées et la capacité ne lui faisant pas défaut !), il s’oriente dans l’activisme politique, ses convictions prenant plus d’importance que tout le reste. Son principal combat sera pour la liberté numérique. Très admirateur de Tim Berners-Lee, l’un des créateurs du World Wide Web qui a choisi de laisser sa création libre afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre, il luttera pour le partage et la gratuité des données numériques. Il sera ainsi, une figure de proue, de la lutte anti-loi SOPA. Mais ses actions, pas toujours légales bien que louables, lui valent de se faire remarquer par le FBI en 2008. Particulièrement choqué par le fait qu’il faille payer pour avoir accès aux données PACER (service de publication des décisions de justices américaines) alors que selon lui ce type de données devrait être accessible gratuitement en ligne, il télécharge illégalement des millions de pages. Il offre ensuite ces pages à l’organisation à but lucratif Public.Resource.org afin de les rendre librement consultables au plus grand nombre. Aucune charge ne sera finalement retenue contre lui dans le cadre de cette affaire mais une autre va finalement faire basculer sa vie quelques années plus tard.

III- Aaron et la justice américaine

A la fin de l’année 2010, toujours conduit par une profonde volonté de rendre public et gratuit le savoir sur le web, Swartz télécharge illégalement des documents scientifiques depuis le prestigieux MIT (Massachussetts Institue of Technology) accessibles gratuitement seulement aux étudiants de l’université. Repéré par le FBI, il est inculpé de 13 chefs d’accusations et risque une peine d’emprisonnement de 35 ans. Alors que l’entreprise qui héberge ce contenu retirera finalement sa plainte, Swartz ayant rendu les disques-durs contenant les articles et promis de ne pas les diffuser, la justice Américaine, elle, se lance dans ce qu’on peut qualifier d’une bataille anti-Swartz. Ce dernier ne survivra pas à la pression.

Aaron Swartz dérangeait et la justice américaine a tout fait pour l’empêcher d’agir, avec des fondements légaux pas toujours justifié. L’acharnement dont il a été victime est inquiétante tant elle va à l’encontre des principes qui devraient conduire la justice.

 

Martin Schadt


Le Suisse Martin Schadt inventa le premier écran plat à cristaux liquide au monde (écran LCD) en 1970. C’est donc son invention qui a permit, par la suite, l’élaboration de nombreux appareils que nous utilisons aujourd’hui: tablettes, écrans plats, mobiles etc. Il mértait donc bien sa place parmi les personnalités du digital.

En 1970, il travaillait alors dans un laboratoire pharmaceutique et a remarqué qu’en secouant des cristaux liquides avec de l’électricité, leur structure moléculaire (en spirale) se déroulaient et devaient opaques. Il a ensuite travaillé à intercaler les cristaux entre deux plaques de plastiques fixées à une grille électrique afin de manipuler les pixels alors apparus (manipulés avec un courant électriques, ils devenaient noirs ou transparents). Son travail sur les cristaux liquides, substance unique ni solide ni liquide, et leur manipulation a par la suite eu un impact considérable sur l’industrie de l’électronique.

En mettant en place le premier écran plat au monde (découverte appelée nématique en hélice), il a permis le développement de très nombreux appareils qui constituent, aujourd’hui, le coeur du marché des technologies. Un chercheur universitaire qui rendit visite à Schatd pendant ses travaux, repéra l’intérêt et le potentiel commercial de cette découverte, et rapporta ce qu’il avait vu à une entreprise américaine. Schadt et l’entreprise pour laquelle il travaillait, Roche, se sont alors empressé de déposer un brevet.

Jusqu’en 1994, il resta à la tête du service de recherche de la société Roche. Cette année là, ce service se détacha de la société mère pour devenir Rolic Ltd, société qui produit des écran LCD. Schadt en pris la tête jusqu’à sa retraite en 2002. Lauréat de nombreux prix, il a déposé 110 brevets dans plus de 10 pays différents et est l’auteur de 174 articles scientifiques! Aujourd’hui agé de 74 ans, il continue de travailler en collaboration avec des organismes de recherche et des agences gouvernementales. Son héritage, lui, est énorme.

Martin Schadt a reçu un prix pour l'ensemble de ses recherches