Le e-commerce: mutation dans la pratique commerciale

Après l’invention du grand magasin en 1852 (le Bon Marché), l’invention de la franchise dans les années 30 et celle de l’hypermarché (Carrefour) en 1963, l’apparition du commerce en ligne constitue un nouveau bouleversement et une véritable mutation dans la pratique commerciale. C’est en 1995 que l’e-commerce a réellement commencé à exister. Cette année là, 9% des entreprises françaises sont connectées et 50% pensent qu’internet est un outil nécessaire qui va se généraliser dans le monde professionnel. Il sera néanmoins légèrement freiné pendant un temps. En effet, à ses débuts, le rejet d’une utilisation commerciale d’internet est constaté. La Toile était alors vue plus comme une plateforme d’échange d’information libre et surtout gratuite. De plus, les sites internet étaient très simples : pas de photos, graphismes basiques, et donc peu adaptés pour le commerce. En outre, ils étaient, principalement en anglais (langue principale pour internet) ce qui a pu compliquer les choses en France. Enfin, l’absence totale de régulation à l’époque faisait peur et donnait une impression de désorganisation et donc d’insécurité aux consommateurs. L’équipement progressif de la population en ordinateur et la généralisation d’internet a complètement inversé cette tendance. Et l’évolution vers des activités commerciales est vite apparue logique : le réseau ne pouvait pas être viable financièrement (coût des infrastructures) sans modèle économique. Par la suite, le développement des supports (smartphone, tablette) a également contribué à ce que le commerce en ligne ait une place importante dans la sphère commerciale, économique et financière.

La nécessité de réglementer et réguler ces pratiques s’est rapidement manifestée. La distance physique entre les parties au contrat, l’insertion éventuelle d’une tierce personne dans sa réalisation (ex : livraison d’un produit commandé sur internet) ou encore la sécurisation des paiements sont autant de questions soulevées par le cybercommerce. Le législateur a donc du prendre en compte ces spécificités afin de réguler au mieux les activités et protéger les parties au contrat, le commerçant (contre la contrefaçon de site par exemple) et le consommateur (moins a même de se défendre si un problème survient par exemple).

Le e-commerce aujourd’hui représente 14 milliards d’euros en France et 106 milliards en Europe. Il évolue sans cesse. Les consommateurs, maintenant très à l’aise avec les supports techniques et l’informatique, deviennent de plus en plus impatients et cherchent à gagner toujours plus du temps. Ils souhaitent également avoir du choix et sont très versatiles. Internet permet de tout comparer, la concurrence entre les marques et les enseignes est devenue extrêmement forte et ces dernières doivent rivaliser sur tous les plans (prix, qualité, service) pour être pérennes. Elles doivent également, malgré la distance, créer une relation commerciale avec la clientèle. Enfin, il faut trouver un équilibre entre e-commerce et commerce traditionnel. Ce dernier, dont la disparition avait été annoncé, se trouve finalement être complémentaire au e-commerce. Le commerce en ligne est immatériel, interactif, permet une certaine rapidité et un choix très large. Le canal traditionnel permet le contact humain, la proximité, donne la possibilité de toucher ou d’essayer le produit. Les deux canaux ont des caractéristiques propres qui permettent leur coexistence.

 


 

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